25 janvier 2010

La lente mort des courants du Parti socialiste

Lemonde.fr, 23 janvier 2010
 
A l'exception de l'aile gauche, aucun courant du Parti socialiste ne s'est ému du virage pragmatique de Martine Aubry sur la réforme des retraites. Au diapason de la gauche radicale, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont peu goûté que la première secrétaire bouscule le dogme de l'âge légal de la retraite à 60 ans, en jugeant qu'" on doit aller, qu'on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans ". Au-delà de cet épisode, ce grand silence des courants est révélateur : ils sont en train de mourir, lentement et sûrement.
 
C'est en 1907 que la SFIO de Jean Jaurès a introduit le système des courants, en prévoyant que les instances dirigeantes seraient composées à la représentation proportionnelle, selon les votes des motions (présentées par les courants) aux congrès. En 1971, au congrès d'Epinay, le PS a pérennisé ce système, tout en interdisant, dans ses statuts, la structuration en tendances. Ponctué de " synthèses ", artificielles ou réelles, et aussi de scissions - Jean-Pierre Chevènement, en avril 1993, et Jean-Luc Mélenchon, en novembre 2008 -, l'affrontement entre les courants a rythmé l'histoire socialiste. De Jean Jaurès et Jules Guesde, en passant par François Mitterrand et Michel Rocard, première et deuxième gauche, l'une étatiste, l'autre plus ouverte sur la société, ont mené une vraie confrontation idéologique.
 
En présidentialisant les institutions, la Ve République a accéléré la mutation des sensibilités idéologiques en écuries présidentielles. Dès 1988, l'affrontement entre Lionel Jospin et Laurent Fabius a porté un coup mortel au courant mitterrandiste, qui a explosé, en 1990, au congrès de Rennes. Le système a été mis à mal, en 1995, quand M. Jospin, revenant à la tête du PS, a instauré l'élection du premier secrétaire au suffrage direct des militants, le plaçant ainsi dans une posture présidentielle, au-dessus des combinaisons d'appareil. Entre 1993 et 1995, le jeu des courants avait fait valser trois premiers secrétaires (M. Fabius, M. Rocard, M. Emmanuelli).
 
Pendant onze ans, de 1997 à 2008, le plus long règne à la tête du PS, François Hollande, dépourvu de courant, a recherché des majorités de synthèse, conformément à la logique des " transcourants " adoptée dès 1985. Au congrès de Reims, en novembre 2008, dans un PS traumatisé par sa troisième défaite présidentielle consécutive, ce ne sont pas des courants en bonne et due forme qui ont présenté quatre motions, mais des coalitions hétérogènes. Ainsi l'alliance autour de Mme Aubry, dotée de peu de forces, des fabiusiens et d'une partie des strauss-kahniens, a tourné au mariage d'oxymores. Les premiers avaient prôné le non au référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne, les seconds le oui.
 
En s'engageant à recourir à des primaires, ouvertes au-delà des militants à l'ensemble des sympathisants socialistes, pour désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012, Mme Aubry a porté un coup de grâce aux courants, d'autant plus salutaire que le système, en favorisant l'immobilisme idéologique, était devenu paralysant. Dans un petit livre qui vient de paraître, Les Socialistes (Le Cavalier bleu, collection " Idées reçues ", 128 p., 9,80 euros), Alain Bergounioux, historien du PS, n'est pas loin de partager ce constat : " Les courants n'existent que relativement les uns par rapport aux autres, écrit-il (...). Ils sont de plus en plus déterminés par la logique de la présidentialisation, et donc par la recherche d'une légitimité extérieure dans l'opinion, tendant à se désagréger ou se recomposer au gré des fluctuations de popularité de leurs dirigeants. "
 
Depuis Reims, la déliquescence s'amplifie. Les " courants " se résument à des gardes rapprochées - autour de Mme Aubry, de M. Hollande ou de Bertrand Delanoë - ou sont des leurres. Le courant strauss-kahnien, Socialisme et démocratie, a éclaté en trois ruisseaux : celui de Jean-Christophe Cambadélis qui soutiendra Mme Aubry en 2012 si Dominique Strauss-Kahn reste à Washington ; celui de Michel Destot, maire de Grenoble, qui réunit dans son club, Inventer à gauche, les anciens rocardiens, celui de Pierre Moscovici, déjà candidat à la primaire. Même le courant de Ségolène Royal, L'Espoir à gauche, arrivé en tête des motions à Reims, s'est décomposé en plusieurs morceaux au point que la bataille pour son contrôle, après la rupture entre l'ancienne candidate et Vincent Peillon, apparaît purement virtuelle.
 
Alors que, d'Arnaud Montebourg à Julien Dray et Jack Lang, il y a de plus en plus d'électrons libres, seul le courant le plus à gauche, celui de M. Hamon, porte-parole du PS, semble résister. Mais il a été affaibli par le départ de M. Mélenchon. Et M. Hamon, qui veut aussi incarner la rénovation, doit composer avec la " vieille garde " (Henri Emmanuelli) et les jeunes " avant-gardistes " (Razzy Hammadi).
 
Les primaires impliquent un dépassement des courants. Les présidentiables s'organisent en réseaux, par nature " transcourants ", ouverts sur l'interne, par un maillage des fédérations, et au-delà du PS, sur l'extérieur. L'avantage de ce système, en gestation sur la toile d'Internet, est d'être à la fois moins clivant et moins nombriliste. Le PS tournera moins en vase clos. Les débats y gagneront en qualité. En termes chimiques, la consanguinité a fait place à la capillarité.
 
Courriel : noblecourt@lemonde.fr
© Le Monde

24 janvier 2010

Afghanistan : Le gouvernement doit tenir les promesses faites aux femmes afghanes

Celles-ci sont de plus en plus menacées par les factions extrémistes sans que le gouvernement les protège
Décembre 6, 2009

La situation des femmes et jeunes filles afghanes est alarmante et risque de se détériorer. Alors que le monde a les yeux rivés sur la nouvelle stratégie de l’administration Obama en matière de sécurité dans ce pays, il est absolument essentiel de s’assurer que les droits des femmes et des jeunes filles ne restent pas simplement un vœu pieux et soient placés au premier rang des priorités tant des gouvernements que des bailleurs de fonds.
Rachel Reid, chercheuse sur l’Afghanistan
(New York, le 6 décembre 2009) - Huit ans après la chute des Talibans, les femmes et les jeunes filles afghanes sont souvent victimes de violences et de discrimination et ont un accès limité à la justice et à l'éducation, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. De nombreuses jeunes filles sont par ailleurs contraintes au mariage. En outre, le gouvernement afghan n'a toujours pas traduit en justice les assassins de plusieurs femmes qui jouaient un rôle important dans la vie publique et a ainsi favorisé une culture d'impunité pour ceux qui s'en prennent aux femmes.
Le rapport de 96 pages, intitulé « We Have the Promises of the World : Women's Rights in Afghanistan » (« Nous avons les promesses du monde entier : Les droits des femmes en Afghanistan ») présente de façon détaillée des cas emblématiques de violations récurrentes des droits des femmes en Afghanistan dans cinq domaines : les attaques visant les femmes impliquées dans la vie publique, la violence contre d'autres citoyennes, le mariage des enfants et le mariage forcé, l'accès à la justice ainsi que l'accès des filles à l'enseignement secondaire.
« La situation des femmes et jeunes filles afghanes est alarmante et risque de se détériorer », a déclaré Rachel Reid, chercheuse sur l'Afghanistan pour Human Rights Watch. « Alors que le monde a les yeux rivés sur la nouvelle stratégie de l'administration Obama en matière de sécurité dans ce pays, il est absolument essentiel de s'assurer que les droits des femmes et des jeunes filles ne restent pas simplement un vœu pieux et soient placés au premier rang des priorités tant des gouvernements que des bailleurs de fonds. »
Alors que le sort des femmes et des jeunes filles sous le régime des Talibans a servi à justifier en partie l'invasion de l'Afghanistan en 2001, les droits des femmes n'ont pas été par la suite une priorité constante du gouvernement ni de ses alliés internationaux. Compte tenu du renforcement des factions fondamentalistes au sein du gouvernement, de l'ampleur croissante de l'insurrection et de la forte probabilité d'une forme de réconciliation avec les factions talibanes, tout ce que les femmes et les jeunes filles afghanes ont gagné depuis 2001 en matière d'éducation, de travail et de liberté de mouvement est gravement menacé.
« Les femmes ne constituent pas une priorité pour notre gouvernement ou pour la communauté internationale », a confié Shinkai Karokhail, membre du Parlement, à Human Rights Watch. « Nous avons été oubliées », a-t-elle ajouté.
Les femmes impliquées dans la vie publique font sans cesse l'objet de menaces et de manœuvres d'intimidation. Plusieurs d'entre elles ont été assassinées, mais aucun de leurs meurtriers n'a été traduit en justice. L'assassinat en avril 2009 de Sitara Achakzai, femme politique et militante courageuse des droits humains réputée pour son franc-parler, a constitué un avertissement de plus adressé à toutes les femmes qui s'engagent dans la vie publique.
Interrogées dans le cadre de ce rapport, plusieurs femmes afghanes jouissant d'une certaine notoriété ont indiqué qu'elles ont le sentiment de ne pas être prises au sérieux lorsqu'elles font part aux autorités de telles menaces. Une femme membre du Parlement qui, à l'instar de quelques autres, a parlé sous couvert d'anonymat à cause du risque encouru, a déclaré à Human Rights Watch :
« J'ai reçu tellement de menaces. Je les signale parfois mais les autorités me conseillent de ne pas me faire d'ennemis et de me taire. Mais comment puis-je cesser de parler des droits des femmes et des droits humains ? »
Une femme officier de police qui a reçu des menaces de mort a indiqué :
« Ils m'ont dit qu'ils allaient tuer mes filles. J'ai peur à chaque instant. Je ne peux jamais rentrer chez moi - le gouvernement ne peut pas me protéger là-bas. Mon ancienne vie est finie. »
Une enquête nationale sur les niveaux de violence à l'encontre des femmes afghanes a montré que 52 pour cent des personnes interrogées avaient été victimes de violences physiques et 17 pour cent de violences sexuelles. Toutefois, du fait des obstacles sociaux et juridiques se dressant sur la voie de l'accès à la justice, peu de femmes et de jeunes filles ont signalé ces cas de violence aux autorités. Ces obstacles sont particulièrement difficiles à surmonter dans les affaires de viol. Bien que les femmes activistes et membres du parlement aient fermement insisté et soient parvenues à inscrire le viol sur le code des lois cette année pour la première fois, le gouvernement s'est montré peu disposé à considérer chaque cas comme un délit grave ou à s'engager dans une campagne d'éducation publique visant à changer les attitudes.
L'absence de justice aggrave la vulnérabilité des femmes. Une femme victime d'un viol collectif commis par un commandant local jouissant de bonnes relations s'est aperçu que, après le long combat qu'elle a mené pour faire condamner ses violeurs, ces derniers ont été libérés sur décret présidentiel. Peu de temps après, en 2009, son mari a été assassiné. La femme a indiqué à Human Rights Watch qu'il avait été tué car il se battait pour les droits de son épouse :
« J'ai perdu mon fils, mon honneur et maintenant mon mari », dit-elle. « Mais je ne suis qu'une pauvre femme ; qui va donc m'écouter ? »
Les enquêtes montrent que dans plus de la moitié des mariages en Afghanistan, les épouses sont âgées de moins de 16 ans et 70 à 80 pour cent des mariages sont célébrés sans le consentement de la femme ou de la jeune fille. Ces pratiques sous-tendent de nombreux problèmes auxquels font face les femmes et les jeunes filles car il existe une forte corrélation entre la violence conjugale et les mariages précoces et forcés.
Une jeune fille de 13 ans qui a été contrainte au mariage a expliqué à Human Rights Watch que, après avoir osé fuir, elle s'est retrouvée pourchassée par la famille de son mari : « Ils sont venus pour me demander de revenir. J'ai dit non ; ils ont continué de venir. Je dis toujours non... je ne peux pas revenir. Ils veulent me tuer. » Les femmes activistes qui ont abrité la jeune fille ont été dénoncées au Parlement. Des années après, la jeune femme continue de se battre pour obtenir la séparation légale après son mariage illégal.
Ce cas n'est qu'un des nombreux exemples figurant dans le rapport qui illustrent le problème fondamental auquel sont confrontées les femmes et les jeunes filles afghanes : l'absence d'accès à la justice. Les études montrent que plus de la moitié des femmes et des jeunes filles en détention sont emprisonnées pour des « crimes contre la moralité », comme l'adultère ou la fuite du domicile, en dépit du fait que la fuite du domicile ne soit pas un crime dans la législation afghane ou la charia. Mais qu'il s'agisse d'une femme haut placée menacée, d'une jeune fille désirant échapper à un mariage précoce ou d'une victime de viol désirant voir ses agresseurs punis, la réponse de la police ou des tribunaux est souvent hostile.
« La police et les juges considèrent la violence contre les femmes comme légitime ; c'est la raison pour laquelle aucune poursuite n'est engagée », a déclaré à Human Rights Watch Soraya Sobhrang, membre de la Commission indépendante afghane des droits humains.
Les réformes législatives protégeant les droits des femmes sont importantes mais une certaine prise en main est également nécessaire pour changer les attitudes et prévenir les abus, a précisé Human Rights Watch.
« Le gouvernement doit prendre au sérieux son devoir de protection des femmes et des jeunes filles », a indiqué Rachel Reid. « Le président Karzaï a beaucoup de travail à faire pour redorer son image de modéré à l'égard des droits des femmes. »
Après la destruction de nombreuses écoles pour jeunes filles par les Talibans, l'éducation des filles est devenue l'aspect le plus symbolique de la contribution internationale des bailleurs de fonds en Afghanistan. Malgré des avancées significatives, des disparités frappantes entre les sexes demeurent. La majorité des filles ne vont toujours pas à l'école primaire. Seulement 11 pour cent des filles en âge d'aller au collège sont inscrites dans des classes de la cinquième à la troisième. Seulement 4 pour cent des filles parviennent à entrer dans les classes de la seconde à la terminale. Alors que le nombre de filles et de garçons scolarisés chute considérablement au niveau de l'enseignement secondaire, la baisse est encore plus prononcée pour les filles.
La régression des droits des femmes en Afghanistan a été remise à l'ordre du jour en mars au moment de l'adoption par le Parlement de la loi discriminatoire sur le statut personnel des Chiites et de sa ratification par le président Karzaï. Face aux protestations nationales et internationales, le président Karzaï a autorisé un amendement de la loi, mais il reste de nombreux articles flagrants qui imposent des restrictions drastiques aux femmes chiites, y compris l'obligation pour les épouses de demander à leur mari la permission de quitter le domicile sauf pour des « raisons légales raisonnables » non spécifiées, ainsi que l'octroi de la garde des enfants aux pères et grands-pères uniquement.
« Nous nous sommes réellement réjouies des propos de la communauté internationale sur la loi chiite - de très belles choses ont été dites, comme ce fut le cas en 2001 », a indiqué Wazhma Frogh, activiste des droits des femmes. « Nous avons les promesses du monde entier. Mais nous attendons encore de voir ce qui sera fait. »
Le président Karzaï devrait revoir complètement la loi pour la protection des droits des femmes et nommer à de hautes fonctions des personnes œuvrant pour la défense des droits des femmes, a déclaré Human Rights Watch.
« La loi chiite a rappelé la vulnérabilité des femmes afghanes face aux pactes politiques et aux promesses non tenues », a conclu Rachel Reid. « Le président Karzaï devrait entamer son nouveau mandat en adressant un aux femmes de son pays  un signal fort qui confirme sa volonté de voir son gouvernement œuvrer pour la promotion de l'égalité. »
Recommandations clés du rapport « We Have the Promises of the World: Women's Rights in Afghanistan » :
  • Le gouvernement et les bailleurs de fonds devraient faire de la promotion et de la protection des droits des femmes la principale priorité de la reconstruction du pays et un pilier central de leurs stratégies politiques, économiques et sécuritaires.
  • Le gouvernement, avec le soutien des bailleurs de fonds, devraient engager une campagne de sensibilisation à grande échelle pour s'assurer que le viol soit considéré comme un crime par les autorités de police, les juges, le Parlement, les fonctionnaires et les Afghans en général. Cette campagne devrait également avoir pour objectif de réduire la stigmatisation des victimes de viol.
  • Le gouvernement devrait élargir les possibilités d'enregistrement des mariages et rendre cet enregistrement obligatoire.
  • Le président devrait ordonner la libération de toutes les femmes et jeunes filles injustement détenues pour «avoir fui le domicile»; le gouvernement devrait en outre leur présenter des excuses officielles et proposer une compensation.
  • Le gouvernement, avec l'appui des bailleurs de fonds, devrait augmenter le nombre et la couverture géographique des classes d'enseignement secondaire pour les filles en construisant davantage de collèges pour les filles et s'assurer de l'accélération du recrutement et de la formation des enseignantes.
  • Le gouvernement, avec l'appui des Nations unies et des autres bailleurs de fonds, devrait donner la priorité à la sécurité des femmes candidates et électrices dans le cadre de la préparation des élections parlementaires de 2010.
  • Les bailleurs de fonds internationaux et les Nations unies, conjointement avec le ministère de la Condition féminine, devraient effectuer un audit complet de l'ensemble des dépenses réalisées en Afghanistan, en précisant la part des dépenses consacrées aux femmes.

Pourquoi Ségolèniste ?

Parole de militant 

 En m’engageant aux côtés de Ségolène Royal, il ne s’agit pas pour moi de soutenir un nom mais bien plus que cela : une orientation politique.  En effet, Ségolène Royal représente aujourd’hui une ligne politique claire et assumée à gauche qu’on peut définir rapidement autour de  trois axes : humaniste, volontariste et écologique.



Humaniste

d’abord pour mettre fin au discours axé sur un schéma collectif de classe contre classe.  
Après une longue période d’une gauche dominée par le discours marxiste, Ségolène Royal assume la rupture de l’après chute du mur et place à nouveau l’homme au cœur du combat politique à gauche. Une orientation que l’on peut placer dans l’héritage mitterrandien. C’est, sans aucun doute, le discours qui heurte les courants ou partis les plus à gauche qui ne peuvent pas accepter cette nouvelle orientation politique. En défendant la démocratie sous toutes ses formes, elle redonne au mot démocratie toute sa place dans les combats à gauche. La démocratie participative, considérée par certains comme une forme populiste, entre dans cette nouvelle vision. Certes difficile à mettre en place, il s’agit de permettre à chaque citoyen de devenir acteur des choix politiques. Son ardente défense des jeunes des banlieues traduit également cet humanisme, chaque homme et chaque femme dans la société compte. Le projet politique ne peut se construire sans l’homme.
 
Volontariste
pour agir contre un capitalisme triomphant.
Ici Ségolène Royal heurte la tendance la plus réformiste de la gauche. Refusant un simple compromis, elle emploie un discours offensif contre une forme de capitalisme sauvage clairement assumé par Sarkozy. Contre les délocalisations, l’exploitation de l’homme, elle entend agir à plusieurs niveaux. L’Etat d’abord doit s’engager dans une politique active pour soutenir l’appareil économique, pour les petites entreprises et l’innovation, tout en imposant un modèle social. Elle s’engage pour une économie au service de la société et non pas pour le seul profit de quelques uns. La région ensuite est aussi un acteur important, profondément décentralisatrice et,  en cela à l’opposée de la politique bonapartiste de Sarkozy, elle entend donner aux collectivités locales les moyens de soutenir la politique sociale et économique de leur territoire.
 
Ecologique
.
Elle fut la socialiste qui a pris conscience le plus tôt de cette impérative révolution économique et sociale pour un développement durable. Loin d’un discours simplement accès sur la protection de l’environnement, elle en fait un engagement politique global : social et économique. Ainsi, elle va mener dans sa région une politique exemplaire dans ce domaine,  en accompagnant la mutation économique. Mais dans cette  mutation, elle veut aussi engager chaque citoyen, puisqu’il s’agit de soutenir un autre modèle de développement. Condamnant la taxe carbone, car injuste puisqu’il n’existe pas d’alternative suffisante actuelle, elle s’oppose au pouvoir en place refusant de faire de l’écologie un gadget de campagne politique et la source d’un nouvel impôt.  
 
Humaniste, volontariste et écologique, Ségolène Royal propose un autre modèle de société opposé au sarkozysme. Je soutiens et m’engage à ses côtés pour préparer l’alternance, pas pour changer l’étiquette du parti au pouvoir mais pour le projet politique.
 
Philippe Allard

23 janvier 2010

La burqa : pas de loi pour les parlementaires.

Le port du voile intégral reste une pratique très minoritaire en France Mais cette pratique est symbolique car elle heurte notre société après les longs combats pour l'égalité homme/femme. Un combat d'ailleurs pas totalement achevé...

La mission parlementaire va rendre mardi son rapport. Si les parelemntaires renoncent à une loi d'interdiction générale, ils préconisent certaines mesures. Pas si facile toutefois à appliquer ...

Une femme porte un niqab, voile intégral ne laissant que les yeux apparents, à Vénissieux Une femme porte un niqab, voile intégral ne laissant que les yeux apparents, à Vénissieux Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Ce que dit la mission parlementaire sur la burqa
Cécilia Gabizon 22/01/2010

Le Figaro s'est procuré en intégralité le rapport définitif qui doit être rendu mardi. Les élus prônent des dispositions législatives pour l'interdire dans les services publics - y compris les transports - précédées d'une résolution à l'Assemblée nationale.

Les députés de la mission parlementaire sur le voile intégral ont finalement renoncé à une loi d'interdiction générale. Dans leur rapport définitif que le Figaro a pu se procurer, ils préconisent des dispositions législatives pour le bannir du service public. Mais auparavant, ils suggèrent le vote d'une résolution par l'Assemblée. L'occasion de rappeler les valeurs fondamentales de la République et d'offrir un temps pour la pédagogie et la médiation. Ensuite, la mission propose des mesures plus concrètes. Elle prône l'interdiction de la burqa dans les administrations, hôpitaux, écoles. Dans tous les «services publics et donc dans les transports». «Ce dispositif contraindrait les personnes non seulement à montrer leur visage à l'entrée du service public mais aussi à conserver le visage découvert tout au long de leur présence au sein du service public», peut-on lire dans ce texte que les députés ont amendé encore dans la nuit. La «conséquence de cette violation ne serait pas de nature pénale mais consisterait en un refus de délivrance du service demandé».
Cette interdiction ne semble pas poser de difficultés juridiques, car dans les services publics, «les contraintes que leur fonctionnement impose, permettent de légitimer des règles particulières». Les députés proposent donc d'adopter une «disposition interdisant de dissimuler son visage dans les services publics».
Les députés rappellent également que le voile intégral peut être banni des lieux accueillant du public. D'une part, «la liberté de se vêtir des employés est encadrée par les impératifs de l'entreprise». Par ailleurs ces établissements sont autorisés à «contrôler l'identité de leurs clients quand ils procèdent à certaines actions, notamment la remise d'un chèque». Enfin, les établissement sont autorisés à s'équiper de vidéosurveillance lors qu'ils «sont particulièrement exposés à des risques d'agression ou de vol…». Sur ce fondement, ces établissements peuvent «prohiber l'entrée avec le casque intégral ou la burqa». A condition que l'interdit reste justifié par des impératifs de sécurité et ne soit pas discriminatoire. Conduire leur serait également interdit.
 

Des interdits fragmentés et multiples

 
«Il faut leur rendre la vie impossible, pour endiguer le phénomène» résume un député. Ces interdits fragmentés, mais multiples auraient l'avantage d'échapper aux foudres du Conseil constitutionnel. Quand bien même, certains décrets seraient retoqués, cela ne signerait pas la défaite du camp anti-burqa, et le triomphe des islamistes, glissait il y a quelques jours le rapporteur Eric Raoult, «soucieux d'agir de façon efficace et pédagogique».
Parmi les autres manières de «décourager» les porteuses de voile intégral, la mission écarte une voie envisagée, celle du «contrôle d'identité systématique, qui ne serait pas légal», car il doit reposer sur une présomption de risque d'atteintes à l'ordre public ou de délit.
Certains avaient également proposé de faire de la burqa un obstacle à l'obtention d'un titre de séjour de longue durée. Les députés estiment qu'il serait difficile de refuser un regroupement familial sur cette base. En revanche, ils proposent de «modifier des articles du Ceseda afin de refuser la délivrance d'une carte de résident aux personnes qui manifestent une pratique radicale de leur religion incompatible avec les valeurs de la république, en particulier le principe d'égalité entre hommes et femmes, ceci étant considéré comme un défaut d'intégration» ; Par le même article ajouté dans le code civil, l'intégrisme deviendrait également un motif de refus de naturalisation.
Enfin, les députés explorent longuement la voie de la loi. Car elle «seule bannirait la burqa de l'espace public». Mais elle soulève des «questions juridiques complexes. Il s'agit en effet de limiter l'exercice d'une liberté fondamentale, la liberté d'opinion, dans la totalité de l'espace public. Le chemin est à coup sûr étroit et nul ne peut dire avec une totale certitude s'il est praticable», ont conclu les députés. Car la laïcité ne permet pas de réglementer les habits dans la rue. La dignité, souvent invoquée pour proscrire le voile intégral est une notion «presque abandonnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme», peut-on lire dans le rapport. Le Conseil Constitutionnel a lui aussi évolué et protège surtout le «libre arbitre de la personne».
Mais si l'assemblée souhaitait poursuivre dans la voie ouverte par Jean-François Copé,  la mission propose de recueillir «l'avis du Conseil d'Etat en amont sur la proposition de loi interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public». Serait alors sanctionnée la personne qui commet l'infraction, la femme, sauf si elle démontre la contrainte. «Évidemment, l'idée n'est pas, quel que soit le moyen retenu, d'arracher les voiles, mais de les faire tomber d'eux-mêmes», assure Eric Raoult. La mission évoque d'ailleurs la pertinence d'un travail d'intérêt général, plutôt qu'une amende. L'avocate féministe Gisèle Halimi ayant recommandé «des cours sur les libertés ou sur le droit des femmes…»

Voici un appel qui pourrait dépasser les gens de la culture !

Le 19 décembre, à  l'initiative de Claude Bartolone, Président du Conseil général et  Député de la Seine-Saint-Denis, en présence de Jack Ralite, Sénateur de  la Seine-Saint-Denis,  plus de 200 acteurs culturels du  département se sont réunis pour lancer le mouvement de mobilisation  "La Culture en danger".  
 Le conseil  national du SYNDEAC (Syndicat National Des Entreprises  Artistiques et Culturelles) a décidé de s’associer à cette démarche qui  est une alerte fondamentale : il faut  empêcher le démantèlement  des politiques culturelles, mises en œuvre grâce au soutien  accru des collectivités locales depuis 50 ans sur l’ensemble du  territoire.  
 Le  gouvernement qui entend retirer la clause de compétence générale  aux départements et aux régions va les empêcher d’intervenir dans le  champ culturel. La redéfinition de la fiscalité locale, privera les  collectivités territoriales d’importants moyens  financiers.  
 De nombreux  élus locaux ont prévenu les responsables culturels : si cette  « Contre réforme » était votée, les régions et les départements – et,  par effet domino, les villes - seraient contraints de diminuer  de manière catastrophique leurs aides à l’art et à la  culture. Les conséquences seraient alors désastreuses pour la  création artistique, les  projets éducatifs et l’emploi  !
Notre pays  risque de perdre l’un de ses fleurons, qui favorise  l’émancipation  individuelle et collective. La France perdrait  une grande part de sa créativité et de son  rayonnement.
C’est  pourquoi le SYNDEAC demande à tous les artistes, les  responsables culturels, les personnels, les publics, les citoyens,  les élus, de signer cet  appel et de le diffuser  largement.
Pour  signer la pétition : http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

Ségolène Royal la joue zen


Ségolène Royal a repris son bâton de pèlerin pour une nouvelle campagne électorale. A La Rochelle vendredi, elle a répondu très librement à l'interview Sud Ouest, prenant soin de ne pas évoquer 2012.
« Sud Ouest ». Vous voilà repartie en campagne. Sauf à dire que la dernière fois, c'était pour la présidentielle. L'ampleur n'était pas la même. À l'heure du démarrage, n'éprouvez-vous pas un sentiment bizarre ?
Ségolène Royal. Paradoxalement, non. Chaque campagne est unique. C'est toujours passionnant d'inventer des stratégies. C'est vrai que dans une présidentielle, on laisse une part de soi-même. En retour, on reçoit énormément. Moi, j'ai un tempérament assez modeste, mais si j'avais tendance à oublier ces moments, tout remonte quand je rencontre des gens dans la rue qui pleurent encore en me disant : « on était à Charléty ! » Avec une campagne régionale, c'est vrai qu'il y a une différence de taille, mais c'est la même exigence dans la qualité. En réalité, je suis plus à l'aise chez moi, sur un territoire que j'aime, que j'ai labouré dans tous les sens.
Un mot sur cette dimension nationale.
On vous sait très populaire. Pour autant, dans les sondages, on assiste à un envol de Dominique Strauss-Kahn et on vous voit à la peine. Vous considérez cela comme injuste ?
Je ne m'occupe pas de ça. Il y a un tel contraste entre les sondages et le contact populaire ! Les sondages sont une méthode d'un autre âge pour faire parler et faire vendre.
Vous n'en commandez pas ?
Je ne les regarde même pas.
Revenons aux régionales.
Avec votre politique d'« ouverture », vous êtes parvenue à poser beaucoup de problèmes chez les Verts, au Modem, au PCF, sans oublier le PS...
Ce ne sont pas des problèmes. Cela a suscité des débats. Ceux qui veulent se rassembler au premier tour sont en avance sur les appareils politiques et sont en phase avec ce que veulent les gens. C'est la clarté, l'union au premier tour. Est-ce que l'urgence de la crise économique, sociale, écologique, autorise de prendre le temps de se compter ? Non. On doit prendre le temps de travailler ensemble et d'élaborer un projet.
Je trouve triste qu'en 2010, des adultes responsables ne puissent pas dire à leurs appareils politiques qu'ils ont un point de vue différent en fonction des réalités du travail fait dans une région, ce qui n'est pas antinomique avec la dynamique nationale d'un parti.
Ceux qui vous rejoignent vont être exclus...
Suspendus. Et sitôt les élections, immédiatement réintégrés. C'est hypocrite. Digne d'une autre époque. Preuve d'un manque de maturité. Ces élus ont passé l'âge des punitions...
Vous n'êtes pas épargnée par vos adversaires... et suivie de près par le préfet de région. Que pensez-vous de cette offensive de l'État ?
S'il se bouge grâce à la campagne des régionales, c'est une bonne nouvelle ! Prenez l'exemple des États généraux de l'industrie. Pourquoi seulement maintenant ?
Les préfets passent, la République reste, la région continue à avancer. Je constate que cet acharnement choque même à droite.
Yannick Jadot, le député européen vert, vous a reproché, tout comme Jean-Pierre Raffarin, de vous laisser aller au « culte de la personnalité ». Que leur répondez-vous ?
Je réponds que c'est plutôt l'inverse. C'est la région qui bénéficie - et c'est tant mieux - de la notoriété que je lui donne. Lors de l'assemblée des régions du monde entier à Copenhague, tout le monde connaissait Poitou-Charentes. C'est un atout pour les acteurs économiques. Je donne ma notoriété, mon image, sans aucune réticence ! Je suis le VRP de la région...
On peut parler de la marque « Ségolène Royal » ?
D'une certaine façon, oui. Il y a une référence. Une façon de faire dans l'efficacité, dans l'enthousiasme, dans l'envie d'avancer. Je donne le maximum de ce que je peux donner.
Après avoir affronté Nicolas Sarkozy, vous êtes aujourd'hui face à Dominique Bussereau. Qu'en pensez-vous ?
Je ne fais aucune attaque personnelle contre les adversaires. Ils n'ont que cela à la bouche, c'est lamentable. Ce que je pense, c'est que lorsqu'on sollicite un mandat, il faut déjà en avoir envie. Ne pas y aller à contrecoeur. Il est ministre depuis 2002. J'ignore ce qu'il a laissé comme trace dans ses ministères. Il nous a dit récemment être à l'aise dans ses charentaises, ça veut dire qu'il n'a pas fait grand-chose. Il vient de nous annoncer une autoroute ferroviaire électrifiée devant être opérationnelle dès 2011 de Niort à Royan, via Saint-Jean-d'Angély et Saintes. Voilà longtemps qu'il a eu les transports en charge. Comment se fait-il qu'il n'ait pas mobilisé les moyens nécessaires à cette réalisation ? C'est très inquiétant ! Et ses autoroutes de la mer ? Elles sont où ? Ses promesses ne sont pas crédibles, depuis le temps qu'il est en responsabilité. Même chose pour les routes...
M. Bussereau, c'est aussi le ministre de la taxe carbone. Ceux qui sont pour peuvent voter pour lui ! C'est un scandale pour ceux qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler.
Moi, j'ai refusé d'augmenter la taxe sur les produits pétroliers, d'augmenter les impôts. M. Bussereau, ça fait envoyé de l'Élysée, revanchard, cumul des mandats.
Dans votre bilan, quel est le point le plus positif ?
La croissance verte ; le fait d'avoir anticipé la crise énergétique, d'avoir engagé l'après-pétrole.
Un point négatif, un regret ?
Un regret... Que pourrais-je dire...
Vous ne regrettez pas l'attitude que vous avez eue avec votre premier vice-président, Jean-François Fountaine ?
Chacun a pris ses responsabilités. Il y a eu débat autour du budget. Il y a une présidente. C'est moi qui avais à rendre compte... Cela n'empêche pas que Jean-François soit un homme de valeur, un grand chef d'entreprise. Je lui ai d'ailleurs proposé d'être sur la liste.
Martine Aubry vient d'évoquer le dossier des retraites...
Je ne souhaite pas aborder cette question en quelques mots. Martine Aubry a rectifié les choses pour qu'il n'y ait pas de malentendu. Les socialistes n'ont jamais été favorables à la remise en cause de la retraite à 60 ans.
À propos de vos listes, certains socialistes persifleurs espèrent que l'ouverture pourra se faire jusqu'au PS. Que leur répondez-vous ?
L'amertume est normale. Tout le monde ne peut pas être sur les listes. Mais tout le monde respecte le travail effectué à la région, il est fédérateur.
Si nous gagnons, il y aura le même nombre d'élus PS que pour le mandat précédent.
Dans l'optique du scrutin, vous êtes dans quel état d'esprit ?
Je ne suis pas du tout inquiète. Je suis tranquille.
Auteur : Propos recueillis par Christophe Galichon et Patrick Guilloton

22 janvier 2010

Pourquoi rejettent-ils l’initiative du rassemblement proposé par Ségolène Royal ?

  La gauche doit comprendre que face à la politique de centralisation de Sarkozy, les conseils régionaux de France doivent être un contre-pouvoir capable de stopper le centralisme de la sarkoland et de défendre le rôle de l’Etat républicain dans les régions. Pour cela le rassemblement des forces progressistes humanistes auprès de la gauche devient urgent et nécessaire. Il s’agit de la meilleure stratégie politique pour sauver la solidarité territoriale et ses services publics. Ségolène Royal a raison de s'allier au Modem et Vert dès le premier tour. Elle a mis en place un mode de développement intégré, solidaire et durable comme réponse à la politique de Sarkozy, la continuité de cette politique est le seul garant de l’équité territorial. D'autres régions gouvernées par la gauche ont aussi d'essayé une autre politique régionale. Malheureusement, ni François B. ni Dany C. et d’autres ténors de Modem et des Verts n’ont pas compris l’enjeu de ces élections. Le seul but de ces dirigeants de Vert est de devenir tête du pouvoir et le MODEM de Bayrou c'est difficile de savoir leur stratégie, ils continuent à faire du zigzag politique.
Pourquoi rejettent-ils l’initiative du rassemblement proposée par Ségolène Royal? Cette femme honore ses engagements et a un parcours politique cohérent. Elle a bien gouverné sa région, personne est capable de critiquer son bon bilan, excepté la droite. Elle a réussi à mettre en pratique une nouvelle façon de faire de la politique en mariant la démocratie représentative à la démocratie participative. Elle est cohérente avec l’agenda 21 (Eco 92), oublié par beaucoup d’écolos avec des mandats, tel que Dany C.B, et Cécille D.
Demandez à ces écolos trop critiques avec le PS et d’autres partis de gauche, parfois complaisant avec Sarkozy, quelle est la vision et la pratique qu’ils ont du développement territorial ? Ils donnent l’impression de ne rien piger sur la conception du développement intégré, durable et solidaire défendu par Ségolène. L’écologie est indissociable au développement régional. Demandez s’ils se rappellent des propositions de l’Eco 92 ? Demandez s’ils ont fait des propositions concrètes pour mettre en application l’agenda 21 dans les régions ? Beaucoup de bla, bla, bla et très peu d’action. Agir localement et penser « glocal » (soit globalement et localement) est la consigne de écologie politique défendu par Ségolène et d’autres candidats de gauche qui font de l’écologie une thématique transversale présente dans touts les projets de développement.
 
Marilza de Melo Foucher
Docteur en économie
Consultante spécialisée en développement intégré, solidaire et durable