5 février 2010

AFGHANES : L'ULTIME TRAHISON

Afghanes l ultime trahison
« Talibans modérés ». Quel bel exemple d’oxymore ! En mettant côte à côte deux mots opposés, cette figure de style aboutit à une image contradictoire comme pourraient l’être « carnassiers végétariens » ou « misogynes féministes ». Fallait-il que les chefs d’Etat réunis le 28 janvier dernier à Londres pour parler de l’Afghanistan aient bien peu de chose à proposer pour que l’idée de la réconciliation avec les « talibans modérés » réapparaisse. Avec un budget de 358 millions d’euros, le plan serait de proposer aux talibans de bonne volonté de quitter les rangs contre de l’argent et du travail. C’est oublier un peu vite que le retournement de veste des chefs de guerre étant, depuis des lustres, un sport national, on peut s’attendre à ce que la « réintégration » s’arrête net quand l’autre camp proposera mieux. Mais, surtout, c’est négliger ce qui n’est même pas un risque mais une certitude : les femmes seront les premières victimes de cette pseudo-réconciliation.
Il y a quelques jours, des représentants de la société civile se sont réunis à Kaboul pour exprimer leurs inquiétudes. Parmi eux, de nombreuses femmes que Shoukria Haidar, présidente de Negar-Soutien aux femmes d’Afghanistan, est venue faire entendre à Paris, à l’Assemblée nationale. Le rapport de Human Rights Watch paru en décembre dernier est accablant. Malgré des avancées, la majorité des filles ne va toujours pas à l’école primaire et seulement 4 % d’entre elles accèdent au lycée. Plus d’une femme sur deux est victime de violence. Sans parler des mariages forcés, des emprisonnements pour « crimes contre la morale » et de l’impunité des auteurs de viols et de meurtres de femmes. Avec l’avancée des talibans, la situation ne cesse de se détériorer puisqu’on ne compte plus le nombre d’écoles brûlées et de femmes menacées, voire assassinées. Il faut savoir que, sitôt que les intégristes (= talibans même « modérés ») seront absorbés par la population, c’est pernicieusement qu’ils influenceront les décisions politiques.
Malalaï Joya*, la plus jeune députée afghane, exclue du Parlement après avoir comparé ses confrères à des dragons et l’institution à une étable mal tenue, rappelle qu’en 1992, quand les moudjahidin sont entrés dans Kaboul, leur priorité a été d’exiger que les femmes se voilent à la télévision alors que la guerre civile faisait rage. Ne pas oublier non plus que, sous la pression des chiites et contre la promesse de leurs voix à la présidentielle, le président Karzai a signé l’an dernier une loi pour les femmes chiites qui leur interdisait, entre autres, de refuser une relation sexuelle avec leur époux et de sortir sans sa permission. Seul le tollé international l’a fait reculer, mais partiellement puisque l’interdiction de sortir sans le consentement du mari a été maintenue. Le sort des Afghanes n’aura pas beaucoup de poids quand se négocieront des changements de Constitution ou des alliances. Il fallait vraiment avoir envie, sans oser le dire, de se retirer de l’Afghanistan pour approuver un projet pareil.
* Auteure d’« Au nom de mon peuple » (Presses de la Cité).
Par Marie-Françoise Colombani

Ségolène Royal et le Pélican à Thuré

http://desirsdavenir86.over-blog.com/article-segolene-royal-et-le-pelican-a-thure-44299530.html

Adresse à celles qui portent volontairement la burka, par Elisabeth Badinter

clique sur le lien :
http://www.dailymotion.com/video/xc41yd_burka-elisabeth-badinter_news

4 février 2010

Les Frêchistes prêts à entrer en résistance

  Les secrétaires fédéraux n’iront pas chez Aubry ce matin. A une exception gardoise près, les barons frêchistes tiennent toujours bon ! Et, semble-t-il, la base socialiste aussi ! Certes, les réunions de sections sont animées, mais ce sont surtout les oreilles de Martine Aubry qui sifflent !
 
« Remettre tout en cause à ce moment de la campagne, alors que tout était ficelé, ça passe pour une manœuvre », rapporte un dirigeant de l’Aude, le département où le frêchisme n’est pourtant pas béat depuis que le premier secrétaire, Éric Andrieu, a tenté, à l’automne dernier, de porter une autre alternative (*). Même tonalité dans le Gard : « Ceux qui sont critiques envers Frêche auraient préféré que le PS tranche en septembre. Maintenant, cela apparaît pour ce que c’est : une manip ! » constate le premier fédéral Fabrice Verdier.
 
A la faveur de ce nouveau contre-pied, le fossé entre Paris et le Languedoc semble se creuser davantage. Et les vacheries pleuvent : « Avec Aubry, c’est dur de savoir où est la boussole : un jour elle évoque la retraite à 61 ou 62 ans, et puis elle revient en arrière… »
 
Et puis, la base frêchiste se dit rassérénée par le ressenti d’une opinion plutôt bienveillante envers Georges Frêche. « Mais on se serait bien passé de ça », reconnaît Robert Navarro, dont le souci est de ne pas casser la dynamique. Au passage, le premier fédéral héraultais souligne que la campagne frêchiste est « autofinancée par les candidats ». Et maintenant ? Dans l’attente du bureau national de mardi, Robert Navarro rappelle que « seule la convention nationale peut statuer sur les investitures, ce qu’elle a fait en décembre. Le bureau national n’a pas compétence pour revenir sur cette décision ».
 
Et ajoute : « Tout peut arriver ! » Allusion aux bruits qui couraient hier, selon lesquels, Martine Aubry aurait décidé de demander, ce matin même, aux secrétaires fédéraux, de laisser tomber Frêche en les menaçant d’exclusion. Un ultimatum que les cinq fédéraux languedociens n’auront pas l’occasion d’entendre, puisqu’ils sont tous retenus en région par « des obligations ». Solferino oui, Canossa non !
 
Même si la situation reste très instable et évolutive, la réponse pourrait avoir la force du message lancé hier par Damien Alary, président du conseil général du Gard : « J'ai mené seize élections et je n'ai jamais vu ça. Il y a six ans, j'ai battu, dans le Gard, Jacques Blanc qui avait géré la région avec le FN. Et on me demande aujourd'hui de me renier, de tirer un trait sur notre action dans le département et dans la région. C'est indécent ! Injuste. S'ils veulent m'exclure, ils n'ont qu'à la faire. Socialiste je suis, et je resterai dans l'âme… » Comme un appel à résister !
 
Patrick NAPPEZ

Midi Libre. Édition du vendredi 29 janvier 2010

Quand Roselyne copie Ségolène,

Par Sandrine Blanchard, LE MONDE le 03.02.10 
Le Pass' contraception de Ségolène Royal aurait-il finalement donné des idées à Roselyne Bachelot ? Rappelez-vous, c'était en novembre 2009. L'ancienne candidate à la présidentielle annonçait qu'elle allait délivrer aux infirmières scolaires d'une centaine de lycées de sa région (Poitou-Charentes), des "chéquiers" à distribuer aux jeunes filles afin qu'elles puissent, gratuitement, consulter un généraliste ou un gynécologue de leur choix, accéder à un contraceptif, faire une analyse médicale et une visite de contrôle.
Tollé dans les rangs du gouvernement et refus du ministre de l'éducation nationale. "L'éducation n'a pas à se substituer au planning familial, certains parents pourraient se retourner contre nous", tonnait Luc Chatel, oubliant que les mineures peuvent, depuis dix ans, demander la pilule du lendemain aux infirmières scolaires. "Cette action est de nature à semer le trouble et à désorganiser la question de la santé", s'inquiétait Mme Bachelot.
Deux mois plus tard, que propose la ministre de la santé pour tenter de réduire le nombre d'IVG chez les adolescentes ? "Nous allons donner aux mineures la possibilité de consulter gratuitement et anonymement un médecin généraliste pour accéder à la contraception", a-t-elle annoncé, le 28 janvier, dans 20 Minutes.
"Avec Luc Chatel, nous préparons également un plan d'information à destination des jeunes filles, et nous allons mobiliser les médecins et infirmières scolaires", ajoute Mme Bachelot.
C'est drôle, le dépliant de la région Poitou-Charentes dit la même chose pour justifier son initiative : "Parce qu'il est important de commencer sa sexualité en étant bien informé, parce que les grossesses et les IVG chez les adolescentes restent importantes, il faut favoriser l'information et donner accès à une contraception anonyme et gratuite."
La ministre de la santé explique avoir été "interpellée" par les résultats d'une enquête ; enquête qui montre une nouvelle fois à quel point il existe une méconnaissance sur les questions de fécondité. Deux tiers des jeunes filles de troisième sont persuadées qu'elles ne peuvent pas tomber enceintes lors des premiers rapports sexuels, et certaines pensent même que la pilule se prend seulement au moment du rapport !
Pour l'heure, la proposition de Roselyne Bachelot et de Luc Chatel n'a suscité aucun commentaire dans les rangs du gouvernement. Le ministre de l'éducation nationale ne semble plus craindre l'éventuelle réaction des parents et ne parle plus du tout de "problème juridique". Mais comment tout cela va-t-il être organisé ? Faudra-t-il que les jeunes filles paient leur consultation, puis soient remboursées anonymement ? Compliqué. Ou demanderont-elles - à une infirmière scolaire, par exemple - un Pass', pardon, un bon, pour se rendre chez le médecin de leur choix ?

COMMUNIQUE DU PARTI SOCIALISTE

Alors que le gouvernement continu de bloquer le "Pass’contraception" de Ségolène Royal en région Poitou-Charentes, le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales recommande de renforcer la prévention et l’information, notamment en direction des jeunes.

Le Rapport IGAS fait état :

·        Plus de 40% des femmes auront recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au cours de leur vie

         Près de 200 000 avortements par an sont pratiqués depuis la loi Veil de 1974

·        72 % d’entre eux sont pratiqués sur des femmes qui étaient sous contraception

·        Le nombre des grossesses non désiré de jeunes filles est toujours élevé

·        Le manque d’information et l'ignorance des adolescent-e-s en matière de contraception est pointé fortement

Alors il est temps pour ce gouvernement de changer sa politique. Souvenez vous, sous couvert d’économies dérisoires, il s’est attaqué, en 2009, aux financements des associations de terrain (Planning familial …) qui développent de l’information et du conseil familial et conjugal.

Pour redresser la situation, comme le stipule l’IGAS, il faut mettre en place une politique d’information, de prévention et promouvoir d’autres méthodes de contraception plus efficaces, notamment celles qui ne nécessitent aucune manipulation quotidienne (implant, stérilet..). Le remboursement de toutes les pilules, y comprit celles de la 2ème génération, est également impératif.

Mais au-delà des effets d’annonce et des déclarations, nous demandons au gouvernement de garantir les moyens financiers de cette politique.
           
            Pour les jeunes un accès gratuit et confidentiel au conseil et à la délivrance des produits contraceptif est préconisé par l’IGAS. Le « pass’contraception» est un outils parmi d’autre. En Poitou-Charentes, il est opérationnel.  

Alors Monsieur Le Ministre, arrêtez vos manœuvre politiciennes en continuant de bloquer la diffusion du « Pass’contraception » et en jouant avec l’avenir des jeunes.

Sabine JULLIAN-MAILLE

Déléguée Fédérale PS Droits des Femmes

Poitiers le 3 février 2010

3 février 2010

La dérive anti-démocratique du PS.


h-20-1688717-1252500511.jpgPour les militants socialistes qui avaient encore des doutes, pour ceux qui pensaient que Martine Aubry était une démocrate, le voile s'est levé ce soir.
En validant une liste socialiste contre celle exprimée démocratiquement par les militants il y a à peine trois mois, Martine Aubry et sa bande ont clairement dit merde au vote des militants. En se saisissant d'une phrase sortie de son contexte et où elle, et sa bande, sont les seules à voir une attaque antisémite, pour tenter de faire barrage à Georges Frêche dans la région du Languedoc-Rousillon, est un affront aux valeurs démocratiques de notre parti. Les 50 personnes présentes au BN de ce soir ont validé un acte autocratique de la première secrétaire du PS, secondée par sa gauche Hamoniste et emmenée par Fabius. On a assisté donc à un véritable putsch contre le vote militant. Une première qui fera date pour ce pouvoir Aubryiste qui ressemble à s'y méprendre à un sarkozysme.

Évidemment nous étions déjà nombreux à avoir vu venir cette propension à nier le vote des militants par cette direction cornaquée par la Fabiusie.

  • Le péché originel aura été Reims. Là nous avons pu voir de nos yeux combien toutes les turpitudes anti-démocratiques s'étaient exprimées avec la complicité de l'appareil. Hollande est autant complice pour n'avoir rien dit. Nous avons nié le vote démocratique exprimé à Reims. La plaie ne s'est pas refermée et ne se refermera pas.
  • Puis nous avons assisté à l'invraisemblable dérive de ce pouvoir qui se permettait "d'oublier" les 50%, et donc plus, de votants socialistes pour Ségolène Royal. Aucune main tendue jusqu'à la panique devant les sondages extrêmement mauvais pour cette direction lors des élections européennes. Sondages qui seront confirmés par la déroute socialiste. La fille égalant presque le père dans l'échec...
  • Pour tenter d'amortir le choc la direction avait ouvert les portes à la motion E et scellée la réconciliation nationale avec Ségolène Royal lors du fameux meeting de Rezé. Seul temps fort de la campagne. Malheureusement cette réconciliation sera gâchée à la Rochelle. Alors que Martine Aubry demandait à Ségolène Royal de ne pas se rendre à Marseille pour ne pas donner trop d'importance à ce rassemblement, elle faisait à la Rochelle un discours sur la rénovation exprimant un virage à 180° sur sa conception du parti socialiste. Et pour aggraver la situation, sans aucune concertation autre que son clan et , surtout, sans y associer le moins du monde Ségolène Royal! On lui pique ses idées, sa vision d'avenir mais on l'exclut du projet. La ficelle était grosse et claire.
  • S'ensuit un invraisemblable tour de France participatif du projet où Martine Aubry a plutôt passé son temps à dire combien ce n'était pas exactement comme Ségolène Royal, qu'elle était différente et gnagnagna. Pitoyable.
  • Survient le pétage de boulon de Vincent Peillon. Celui qui était encore considéré comme proche de Ségolène Royal s'en va l'insulter comme jamais et poursuivre sa vindicte dans les médias avec l'objectif de la disqualifier pour 2012. Un grossier passage à l'acte qui ne suscitera aucun commentaire de Solferino. Seule Martine Aubry sous la contrainte, et dans un entrefilet, trouvera que Peillon est allé trop loin. Faut dire que traiter Ségolène Royal de folle devant se faire soigner en psychiatrie lourde, on peut dire que c'est allé assez loin en effet.
  • Pendant ce temps en toile de fond nous aurons "l'affaire Dray" qui au final n'en sera pas une. Et dont on est à peu près certain qu'elle était alimentée par des "camarades" souhaitant se débarrasser d'une grande gueule adversaire d'Aubry. Et de plus nous apprendrons avec la sortie du livre "Hold-uPS et trahisons" l'ampleur de la fraude dans les régions du Nord, Pas-de-Calais. Une fraude industrielle et informatique pour lui garantir la victoire. Une fraude possible parce que l'appareil socialiste voulait sa victoire et surtout éviter la victoire de Ségolène Royal. La peur du changement...
  • Maintenant cela se poursuit donc avec "l'affaire Frêche" montée de toutes pièces par la sarkozie médiatique: l'Express, RTL,Europe1, Le Figaro,etc...et relayée par cette gauche du PS qui ne pèse que 10% du parti mais détient tous les pouvoirs!
  • Et enfin elle se poursuit bizarrement en Poitou-Charentes où là aussi la gauche du parti s'exprime pour déstabiliser la tête de liste démocratiquement élue: Ségolène Royal. 67 signataires qui veulent faire valoir qu'ils ne sont pas respectés dans leur engagement socialiste. Ces minoritaires en appellent même à la défaite de Ségolène Royal "pour le bien de la gauche" sans que cela ne fasse lever un sourcil à la première secrétaire. C'est pourtant beaucoup plus grave que les petites phrases de Frêche, car c'est une contestation du vote démocratique des militants. Là aussi. Et manipulée par cette gauche du PS qui ne se sent plus pisser et est prête à utiliser les moyens du PCF d'il y a trente ans pour faire tomber des dissidents du politburo...                                               
Voilà où on en est au parti socialiste. Alors que les régionales s'annonçaient plutôt bien pour nous cette direction du parti s'acharne à tout faire pour que ça se passe mal. Elle refuse le débat sur l'identité nationale de la droite mais s'y invite de la pire des façons en attisant la polémique inutile sur le vote des étrangers. Elle se prépare pour le combat sur les retraites en faisant déjà une concession au sarkozysme triomphant sur l'âge du départ à la retraite avant de rétropédaler lamentablement. Elle s'ingénie à diviser ses listes majoritaires et démocratiquement constituées! Elle n'est pas parvenue à sceller une alliance au premier tour avec nos partenaires de gauche et elle veut donner des leçons aux présidents de région qui le font. Et enfin, cerise sur la gâteau, elle voudrait nous faire croire qu'une victoire socialiste aux régionales serait la victoire de Martine Aubry! On croit rêver devant l'indécence des analyses journalistiques même si l'on sait que nous sommes en sarkozie et que la déraison prédomine surtout lorsqu'il s'agit de minimiser l'impact de Ségolène Royal.
Bref ce parti est une catastrophe et tout est fait pour étouffer le moindre sentiment fraternel entre nous. A croire que c'est Sarkozy qui manipule tout ça. En tout cas on peut être sur que tout cela n'arriverait pas si le parti socialiste avait décidé de respecter le vote des militants. Malheureusement ce n'est pas dans son optique d'avenir et on peut craindre déjà le pire pour les futures primaires qui devraient s'annoncer. Pourquoi ne pas désigner directement Martine Aubry candidate du PS avec comme remplaçant DSK? Au moins cela nous éviterait de croire que le parti socialiste pourrait incarner un véritable changement au sarkozysme.