15 février 2010

Shirin Ebadi : « Punir le pouvoir iranien, pas notre peuple »

(De Genève) L'Iran passe lundi son « examen » des droits de l'homme au sein de l'ONU. Vendredi à Genève, l'avocate et prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi appelait la communauté internationale à plus de cohérence à l'égard du régime de mollahs. Interview

Invitée par des organisations de défense des libertés, entourée d'un important dispositif de gardes du corps, l'avocate iranienne s'est adressée à une salle comble de journalistes, demandant à la communauté internationale d'aider à « éteindre l'incendie » dans son pays.
 
Depuis huit mois, la répression contre les manifestations qui contestent la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad a entrainé des dizaines morts et des milliers d'arrestations. Deux opposants ont été exécutés, dix autres attendent de l'être. Le pouvoir a réussi, par un important arsenal policier, à circonscrire les manifestations pacifiques du 11 février, 31e anniversaire de la Révolution islamique.
 
Ce lundi à Genève, Téhéran passe au crible de l'Examen périodique universel, un état des lieux du respect des libertés dans le pays orchestré par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Et ce alors que les Iraniens de Suisse protestent contre le régime devant le Palais des Nations. Interview de Shirin Ebadi.    
Par Carole Vann | Tribune des droits humains | 15/02/2010 

Aux Camarades de Charente Maritime et d'ailleurs

    - Dès que les commentaires sur votre site sont défavorable, on ferme. Pas très démocratique ni respectueux du débat. Courage fuyons !!

    - Comme à chaque élection régionale de liste et comme dans toutes les régions, la liste voté par les militants socialistes est remaniée du faite des alliance et des personnalités. Chaque militant présent sur cette liste est bien informé que cette liste va évoluer.
Même le bureau nationale a volé, le votes massif des militants en PACA.
Mais de tout cela aucune critiques n'a fusé

    - Par ailleurs ou étiez vous dans toutes les phases de préparations régionales des élections, du bilan et du projets ??
Cela a été un grand débat ouvert et participatif ou chacun a pu apporter sa contribution. Alors c'est  faux de dire qu'il n'y a pas de possibilité de débats avec Ségolène !

    - C'est très facile de critiquer, d'utiliser la presse "museler de sarko", continuer comme cela et la droite de sarko, qui au fond semble vous plaire puisque vous faites son jeu, n'a pas de soucis à se faire pour 2012.

   -  Si Ségolène a perdu en 2007, malgré un bon score au premier tour, elle le doit avant tout, à son propre camps et aux multiples attaques sexistes. Tout sauf une Femme, tout sauf Ségolène a porter cette campagne en interne et ça continue!!

    - Si le peuple Français est  aujourd'hui confronter aux difficultés et à la misère, la Parti Socialiste porte sa part de responsabilité. Continuons comme cela et le PS disparaîtra !!.
Fraternellement
 Sabine JULLIAN-MAILLE

14 février 2010

Elisabeth Badinter déplore un retour en arrière pour les femmes


Elisabeth Badinter philosophe et mère de trois enfants
Elisabeth Badinter fut jeudi 11 février toute la journée l'invitée de France inter à l'occasion de la sortie de son nouveau livre. Intitulé Le Conflit, la femme et la mère, il dénonce une nouvelle exaltation de la maternité analysé comme une régression par la philosophe féministe.

L'essai d'Elisabeth Badinter tire la sonnette d'alarme sur la montée en puissance d'une idéologie naturaliste qui tend à renvoyer les femmes à la maison, «au nom du bonheur de l'enfant». La philosophe épingle quelques symptômes apparemment anodins de cette tendance: les mérites tant vantés de l'allaitement, la taxation des couches jetables jugées trop polluantes...
 
Les femmes sont également toujours jugées, consciemment ou pas, presque exclusivement responsables du bien-être de leur enfant. En plus de devoir satisfaire la longue liste des "besoins naturels" formalisés par les pédopsychiatres,  elles doivent se montrer équilibrées, professionnellement épanouies et parfaitement disponibles. Elisabeth déplore aussi un retour à la famille «à l'ancienne», qui voit des femmes surdiplômées renoncer à leur carrière pour élever leur enfant.
Article de l'Express - Par Claire Chartier

Elisabeth Badinter déplore un retour en arrière pour les femmes : Hier sur France Inter :

http://www.slate.fr/story/17179/elisabeth-badinter-deplore-un-retour-en-arriere-pour-les-femmes#comment-25313

La défaite des mères?

Elisabeth Badinter, écrivain, chez elle, à Paris.
L'Express
Elisabeth Badinter, écrivain, chez elle, à Paris.
Attention, régression! Dans son nouveau livre, la philosophe Elisabeth Badinter dénonce la tyrannie de la maternité, qui renvoie les femmes à la maison.
Qui s'en souvient encore? Dans les années 1970, les féministes rageuses criaient non à l'aliénation maternelle. Trente ans plus tard, les femmes ont remis leur soutien-gorge et s'abandonnent avec bonheur à la maternité. Autres temps, autres moeurs ou inquiétant retour de balancier? Dans son dernier essai, la philosophe Elisabeth Badinter sonne l'alarme: les femmes européennes sont engagées sur le terrain glissant de la régression.
 
Pourquoi est-on toujours débordée 

Il s'agit non pas ici de la sempiternelle inégalité des salaires, mais d'un phénomène plus subtil: l'insidieuse montée en puissance depuis les années 1980 d'une idéologie naturaliste qui, par son exaltation de la maternité et la pression qu'elle exerce sur les femmes, tend à les renvoyer à leur seule fonction de mère nourricière.
Des femmes altruistes et perfectionnistes
"Le retour en force du naturalisme, remettant à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel et faisant l'éloge du masochisme et du sacrifice féminins, constitue le pire danger pour l'émancipation des femmes et l'égalité des sexes", prévient l'auteure. Les mères post-MLF ont intégré l'idée qu'elles devaient être entièrement investies, passionnément altruistes et immensément disponibles. Qui leur a mis ce perfectionnisme en tête? Un peu tout le monde, accuse Elisabeth Badinter, depuis les pédopsychiatres martelant la longue liste des besoins naturels du petit enfant jusqu'aux puissants croisés de l'allaitement au sein - l'association américaine Leche League - en passant par les médecins et les puéricultrices, de plus en plus rétifs au bon vieux biberon.
L'auteure aurait pu ajouter les religieux, dont le discours s'est clairement recentré sur le respect de la loi naturelle. Les politiques publiques ont aussi une part de responsabilité. En France, par exemple, le congé parental permet aux mères actives de "décrocher" trois ans pour pouponner. C'est bien, mais sans doute eût-il été intéressant aussi de réfléchir à de nouveaux aménagements du temps de travail.
L'indépendance financière ne fait plus rêver
Alors que les féministes "historiques" avaient tout fait - trop fait? - pour permettre aux mères de concilier grossesse et aventure professionnelle, leurs filles, en "conflit" constant, ploient donc sous la tâche. Elles culpabilisent même si fort que certaines trouvent un réel plaisir dans le retour à la famille à l'ancienne, maman à la maison et papa au boulot. Elisabeth Badinter souligne là une tendance très actuelle: chez les 25-35 ans, il n'est plus rare de voir des femmes surdiplômées renoncer à une carrière prometteuse, pourvu que leur conjoint soit en mesure d'assurer les rentrées du ménage. L'indépendance financière, instrument premier de la liberté, ne fait plus rêver.
On comprend que la philosophe féministe soit déçue. Cette désillusion, perceptible entre les lignes, l'amène hélas à forcer le trait, fustigeant pêle-mêle l'écologie, la croyance dans l'instinct maternel ou le rejet des accouchements trop "techniques". La nature n'a pourtant, en soi, rien d'idéologique. Pourquoi vouloir l'évacuer à toute force au motif qu'elle serait aujourd'hui mise en avant à des fins sociopolitiques? La culture, champ du libre arbitre et de l'émancipation, a toujours trouvé à dialoguer avec la logique naturelle. Plutôt que des chilless -ces femmes sans enfants par choix, ultraminoritaires- en qui Elisabeth Badinter semble voir les pionnières d'une nouvelle féminité éclairée, c'est de cette génération de mères écartelées, sensibles à l'appel de la nature sans forcément y succomber, que doit venir la relève.
madame Badinter hier sur france inter (au cas où ... ) :

Violences : la double peine des femmes étrangères

François Fillon, le premier ministre, a désigné, le 25 novembre 2009, la lutte contre les violences faites aux femmes "grande cause nationale 2010".
On ne peut que se réjouir de voir ce problème si longtemps tu être enfin pris en compte par les politiques. On s'en réjouirait d'autant plus si les mesures de protection annoncées pouvaient s'appliquer à toutes les femmes, sans discrimination. Malheureusement, dans ce "combat universel", tel que le décrit François Fillon, contre les violences faites aux femmes, les plus fragiles d'entre elles, parce qu'étrangères, ont été une fois de plus ignorées.



Après des années de lutte contre les violences faites aux femmes et pour l'accès à leurs droits, ces droits sont encore déniés aux femmes étrangères. Le problème est pourtant loin d'être marginal. De nombreuses femmes trouvent le courage, la volonté, la force pour résister, se battre, fuir ! Fuir leur mari, leur pays, leur proxénète ou le poids des traditions, selon qu'il s'agisse de violence conjugale, d'exploitation sexuelle, de mutilation, d'esclavage moderne ou de privation de liberté.
Or, pour nombre d'entre elles, le calvaire ne prend pas fin avec l'éloignement de la source de violences. Loin de leur proposer un refuge, la France ajoute trop souvent une violence administrative à celles déjà subies par ces femmes. Pouvons-nous rester aveugles aux drames que ces femmes, que nous côtoyons au quotidien, ont subis ou qu'elles subissent encore ?
Pour celles qui vivent en France, parfois venues au titre du regroupement familial ou mariées avec un ressortissant français, leur statut dépend le plus souvent de leur situation conjugale. Quitter un conjoint violent, c'est risquer de perdre son titre de séjour, son logement, son emploi, la garde de son(ses) enfant(s). Fragilisées physiquement et psychiquement, menacées d'expulsion à tout moment, elles quittent l'enfer brûlant des voies de fait pour celui, glacé, de l'inhumanité administrative.
Quant aux demandeuses d'asile, le fait d'être persécutées en tant que femmes n'est pas un motif suffisant pour obtenir le statut de réfugié, car ces persécutions ne sont pas considérées comme liées à des faits politiques, même dans les cas de transgression des normes sociales.
Basculer dans l'illégalité
Les lois qui régissent la situation des femmes étrangères en France ont été promulguées pour les protéger, non pour les accabler par une interprétation restrictive qui les fait basculer dans l'illégalité, avec tous les dangers que cela comporte. Rajouter la violence administrative à toutes les violences déjà subies, c'est intolérable, indigne d'un pays qui se dit celui des droits de l'homme mais oublie trop souvent la majuscule. "A chaque femme martyrisée dans le monde, je veux que la France offre sa protection, en lui offrant la possibilité de devenir française", avait promis le candidat Nicolas Sarkozy en 2007.
Une proposition de loi renforçant la protection des victimes, la prévention et la répression des violences faites aux femmes vient d'être déposée à l'Assemblée. Aujourd'hui que le candidat est devenu président en exercice, nous lui disons : chiche !
Que la France s'engage réellement pour protéger les femmes étrangères victimes de violences !
LE MONDE le 09.02.10

Agnès B., styliste ;
Françoise Héritier, professeur au Collège de France ;
Marjane Satrapi, auteur de bandes dessinées ;
Françoise Seligmann, présidente de la Fondation Seligmann et présidente d'honneur de la LDH.

L'opposition ivoirienne dénonce un coup d'état de Gbagbo

Au lendemain de la dissolution du gouvernement décidée par le président Laurent Gbagbo, l'opposition appelle à la mobilisation contre "cette dictature".

L'opposition ivoirienne a dénoncé samedi 13 février "un véritable coup d'Etat" au lendemain de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo, et a appelé à "s'opposer par tout moyen à cette dictature".
La double dissolution est "antidémocratique et anticonstitutionnelle" et "constitue un véritable coup d'Etat", a accusé l'opposition réunie dans le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dans une déclaration lue à Abidjan par le président du directoire, Alphonse Djédjé Mady.
Le RHDP "ne reconnaît plus Laurent Gbagbo comme chef de l'Etat de Côte d'Ivoire" et "ne reconnaîtra ni la nouvelle CEI ni le nouveau gouvernement en formation selon les termes de Laurent Gbagbo".

"S'opposer par tout moyen à cette dictature".


La coalition "appelle les Ivoiriennes et Ivoiriens, les forces politiques et sociales, la société civile, les travailleurs de Côte d'Ivoire, les opérateurs économiques à se mobiliser et à s'opposer par tout moyen à cette dictature".
Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la CEI, après plus d'un mois de crise ouverte par une présumée "fraude" du chef de la commission, Robert Beugré Mambé, qui appartient à l'opposition.
Le RHDP réunit notamment le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, les deux principaux rivaux de Laurent Gbagbo pour la présidentielle reportée depuis 2005.

(Nouvelobs.com) 

Ségolène Royal - dans la voix du Nord

Ségolène Royal met l'accent sur l'environnement et les services publics - 
À moins d'un mois des élections, nous proposons un tour des huit régions à surveiller de près. Aujourd'hui : le Poitou-Charentes. Ségolène Royal doit y réaliser un bon score pour compter sur la scène nationale.
Ségolène Royal sort de la piscine municipale du village de Saint-Aubin-le-Cloud. Direction la maison des associations, puis une chaufferie collective au bois, puis la salle polyvalente, puis une entreprise... La tournée de la candidate est lancée. La présidente sortante de Poitou-Charentes sillonne la région au pas de charge. Elle met l'accent sur deux grands thèmes : l'environnement et les services publics. Le premier flatte son bilan - « Nous avons commencé avant tous les autres, en 2004 », se rengorge-t-elle -, le second jette une ombre sur la politique nationale de la droite.
Le sauvetage d'Heuliez doit aussi être son slogan social.
Depuis quelques mois, l'ancienne candidate à la présidentielle se fait silencieuse sur la scène nationale. Pas un mot sur la burqa, la retraite à 60 ans ou sur la vie du PS. C'est que Ségolène Royal bat la campagne. « J'ai toujours donné ma vie à la mission qui m'était donnée », clame-t-elle. Cette mission, depuis 2004, concerne la région Poitou-Charentes. L'ancienne ministre avait posé ici les premiers jalons de son aventure en 2007. Dans le fief de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre d'alors, elle avait acquis ses premiers galons en battant l'UMP Élisabeth Morin. Aujourd'hui, Poitiers pourrait encore servir de tremplin.

Présidence verte

En six ans, l'hôtel de région est devenu le bastion de « la présidente », la région son fief. Le tout devenant un laboratoire pour les propositions de la socialiste. Dernière expérimentation en date : l'ouverture à tous les partenaires. Alors que la rue de Solférino tergiverse, Ségolène Royal a tendu la main à toute la gauche, jusqu'au MoDem. Des places éligibles ont été réservées à cinq centristes et à trois Verts. « L'urgence sociale, économique et écologique fait qu'on n'a plus le temps de se compter », souligne-t-elle, exhortant à l'unité dès le premier tour. La main tendue pourrait se replier au soir du 14 mars.
Les Verts, alliés depuis 2004, ont choisi l'autonomie. Pourtant, le bilan écologique du dernier mandat est bon. « La politique environnementale est très consistante », se satisfait la vice-présidente Verte chargée de l'environnement, Marie Legrand, qui égrène les réalisations, du « lycée Kyoto » aux importants fonds européens obtenus pour les énergies renouvelables. Les critiques portent davantage sur le style Royal. « Il n'y a pas de faille dans ses convictions écologiques, mais elle a un ego rarissime et tout le système est basé dessus », regrette Marie Legrand, qui, épuisée et défavorable au cumul dans le temps, ne brigue pas de mandat supplémentaire mais supporte la liste Europe Écologie.

« Créneau ténu »

La présidente de région peut alors vanter ses réussites, parfois à l'excès. « Première région photovoltaïque », répète-t-elle à l'envi. « Faux ! », vitupère Marie Legrand, plaçant le Poitou-Charentes au septième rang et relativisant l'intérêt du photovoltaïque, lui préférant la biomasse.
La droite part, elle, avec peu d'espoir. Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, n'affiche pas d'enthousiasme excessif à l'idée de partir à l'assaut de l'hôtel de région. Il trouve surtout « rigolo d'affronter une star ». Peu amusante, sa comparaison des MoDem ralliés au PS avec les harkis risque de jouer contre lui, malgré sa rapide contrition. Le président du conseil général de Charente-Maritime semble se faire peu d'illusions et compte d'abord sur une désunion de la gauche. « Ségolène Royal attire tant d'inimitiés », souligne-t-il, tablant sur un « rejet dans son propre camp ». L'abstention à gauche permettrait à la droite d'entrevoir une chance. « Le créneau est ténu », reconnaît cependant Dominique Bussereau.
L'enjeu finalement dépasse la région. Le score de Ségolène Royal et la réussite ou l'échec de sa main tendue dès le premier tour infléchira son destin national. La candidate, sans cesse sur les routes, ne s'y trompe pas.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MATTHIEU VERRIER
dimanche 14.02.2010, 05:04 

La reconquête des friches industrielles, symbole social et impératif écologique

La décision du Conseil Régional de se porter acquéreur du site de New Fabris, à Châtellerault, suscite un débat. Faut-il reconstruire là ou ailleurs ? Rénover l'existant coûte parfois plus cher que de faire du neuf, mais il ne faut pas oublier la charge symbolique des friches industrielles ni les problèmes que pose l'étalement infini des zones d'activités.
Jean-Louis Frot, premier vice président du conseil général de Charente-Maritime, l'a lui même souligné le 5 février : pour la ville de Rochefort, la reconquête du site abandonné par Zodiac a été une priorité commune à toutes les collectivités, toutes tendances confondues. La renaissance d'une activité sur un site délaissé est à la fois un réconfort pour les salariés victimes des plans sociaux, un espoir pour tous les travailleurs du bassin, et aussi un geste fort pour l'image industrielle de la ville-port multiséculaire.

Laisser à l'abandon 7 hectares au coeur de la zone Nord de Châtellerault serait un signe de déclin et de découragement. Le Conseil Régional promeut une mutation industrielle, une conversion des entreprises vers des productions propres de produits écologiques. De nouveaux marchés s'ouvrent. Des innovateurs viennent s'installer en Poitou-Charentes. Il faut qu'ils trouvent chez nous des lieux porteurs d'image.

La transformation du site Fabris en Nouvelle Fabrique Ecologique est un signal extraordinaire. C'est pourquoi Solaire Direct s'intéresse au site et envisage d'y installer une centrale de production d'électricité photovoltaïque, ainsi qu'un centre de formation pour les nouveaux métiers du solaire.

Le site Fabris est pollué. Et alors ? C'est l'honneur de notre génération que de ne pas laisser aux suivants la charge de la dépollution. Et peut-on continuer à étaler à l'infini les zones d'activités au détriment des terres naturelles et agricoles ? Ce n'est pas une première en Poitou-Charentes : la ville de Thouars, par exemple, a bâti un projet très ambitieux autour de la reconquête d'un ancien établissement de matériel militaire.

La dépollution n'est pas simple, et l'Etat s'est fait un peu tirer l'oreille pour prendre ses responsabilités à cet égard, mais au bout du compte, la ville de Thouars espère à moyen terme devenir "autosuffisante" en énergie grâce à une centrale photovoltaïque, des éoliennes et aussi une usine de méthanisation des déchets organiques agricoles et industriels.

Jean-François Macaire
Vice-Président du Conseil Régional Poitou-Charentes

Source : blog révolution silencieuse